Affaire Maury Laribiere – “Dès le début de cette affaire, ma stratégie est claire : pas question de renoncer aux exigences des ravisseurs”, martèle encore aujourd’hui l’homme au regard clair et au costume impeccable.
Il s’appelle Jacques Hyver. Jean-Luc agit comme s’il était sur le point d’être exécuté en se présentant à ses différents rendez-vous portant un sac plein de faux billets tout en étant suivi à distance par des policiers armés d’un émetteur.
Cependant, toutes les tentatives de poignarder le raver extrêmement menaçant dans le dos échouent. Jusqu’au jour où Jean-Luc renonça définitivement à jouer au chat et à la souris et lui envoya un message clair comme une cloche : tant qu’il n’aurait pas de. Le gain est élevé grâce à cette tactique.
Après avoir échangé quelques minutes de conversation, il reçoit un fil traversant de l’intérieur d’une cabine. Les enquêteurs ont localisé l’appel dans une partie reculée de la campagne. Sans autre précision.
La situation continue de s’aggraver. Les célèbres commissaires de police du pont, Charles Pellegrini et Robert Broussard, tentent d’appréhender Jacques Hyver en organisant un second rendez-vous avec lui, cette fois dans les toilettes des dames d’un café de l’avenue de la Grande-Armée à Paris. C’est un nouvel échec.
Puis nous sommes allés au parking de l’hôtel, le George-V. Jean-Luc dit : « Me voilà de nouveau équipé de mon gilet pare-balles et de ma valise d’argent, soi-disant seul, mais avec des hommes armés cachés tout autour. Au bout d’un moment, il remarque une pancarte indiquant “Maury-Laribière libéré” apposée sur un porte-journaux. Venant d’entendre la nouvelle à la radio, la femme d’affaires s’est sentie obligée de répandre la bonne parole.
En attendant, l’enquête a avancé côté Dordogne grâce à un témoignage clé apporté par le propriétaire d’un gîte situé dans un hameau reculé de Saint-Orse et rongé par les allées et venues étranges de ses hôtes ainsi que par des volets fermés en permanence. . Le propriétaire du gîte a partagé les détails de ses interrogatoires avec son voisin, Narcisse Martin, gendarme à la retraite. Il s’est alors senti obligé d’appeler la police, qui est arrivée rapidement sur les lieux.
Maury-Laribière, blotti devant le radiateur et croyant sa dernière heure arrivée, a du mal à croire à ce miracle. Sa geôlière est une femme nommée Dominique Werner. Le journaliste Jean-Louis Née évoque “une jolie jeune fille blonde, complètement épuisée par son amour pour Jacques Hyver”. Cependant, ce dernier a fait une évasion opportune.
La colère et la frustration d’être battu à son propre jeu l’ont conduit à multiplier les menaces et les demandes de vengeance envers Jean-Luc Maury-Laribière. Le 28 juillet 1980, dans sa course folle, il tue un videur de boîte de nuit qui refuse de céder à ses demandes de rançon.
Assez drôle, le destin a décidé que le nom de l’infortuné devrait également être Maury. A la fin, le criminel se fera prendre dans une discothèque de Tours cet automne. Puis il a été condamné à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. L’homme vivrait désormais en région parisienne après avoir été libéré en 2005.
Ma famille et moi n’avons jamais parlé du moment où mon père a été arrêté. Nous avons rapidement tourné la page. “C’est loin, maintenant”, souligne Jean-Luc Maury-Laribière. Ceci malgré le fait que les détails s’accumulent, mais vous ne le sauriez pas à cause des larmes qui montent dans leurs yeux ou de la fissure dans leur voix causée par leurs émotions accablantes. Le père et le fils sont restés incroyablement proches et inséparables jusqu’à la mort du père en 1990 à l’âge de 70 ans.
SOUVENIR – Le 28 juin 1980, le premier vice-président du CNPF ne se présente pas au siège de l’entreprise en Charentaise. La liste des mécènes élevés comprend désormais son nom. Le 9 juillet, il sera libre de partir.
Le 14 septembre 1982, l’actualité régionale est dominée par le procès des voleurs qui ont enlevé Michel Maury-Laribière, industriel à Confolens (tuileries et briqueteries, aujourd’hui Terreal), et vice-président du patronat de France deux ans auparavant, en 1980.